DE TACTIQUE. Soi
pages énormes , porter plus de zoo coups parpièce et 60 coups par homme, non comprisceux dont les gibernes sont remplies. Or à uncoup de canon et à trois coups de fusil parminute, c’est pour environ trois heures. Com-bien d’actions peuvent durer davantage ? Com-bien d’actions peuvent cire suivies le lende-main d’un autre combat ? Je passe au soldatqui ignore tout cela , qui ne réfléchit pas, deVouloir que le canon lire toujours ; mais est-ilpardonablc aux officiers d’avoir assez peu deconnoissance des détails , pour joindre leurscris aux murmures du soldat ?
()n ne doit pas abandonner mal-à-proposl’artillerie, ni craindre mal - à - propos de laperdre. Cette maxime est, si importante , sifaussement étendue, si peu. mise en pratique,qu’elle a besoin d’être développée. Il faut queles troupes contractent l’habitude d e ne pas aban-donner trop légèrement le canon, ctqu’ellesatta-chent une sorte de point d’honneur à ne pas leperdre , parce qu’alors l’artillerie ayant con-fiance dans les troupes qui la soutiennent, secomportera avec plus de vigueur, et se croiraen quelque sorte obligée, par reconnoissance,a se comporter ainsi. Il faut que l’artillerie de8 ° u côté s’accoutume à manoeuvrer avec har-diesse, à se hasarder et à se soutenir dans des