( 4 2 )
voitures, des pionniers et autres travailleurs dont onpeut avoir besoin extraordinairement.
Deux ordonnances des I er . mars et 7 mai 1778, avaientétabli cinq régimens de troupes provinciales (composéschacun de deux bataillons), pour être attachés à l’état-major de l’armée, lorsque les circonstances exigeraientde les faire marcher en campagne. Chaque bataillonétait partagé en quatre compagnies de fusiliers de 1 5 ohommes, et une de grenadiers de 110 hommes ; cequi faisait, par bataillon, 710 hommes, non compriscinq capitaines, cinq lieutenans et cinq sous-lieutenans,et par régiment 1,420 hommes, sans compter les officiersdes compagnies, un colonel, un lieutenant colonel etun major.
Cette destination de cinq régimens démontre, que lecomte de Saint-Germain, alors ministre de la guerre ,songeait à pourvoir aux besoins de l’état-major de plu-sieurs armées; et qu’en supposant qu’il n’eût pas totale-ment oublié les troupes à cheval , il se proposait d’y enajouter un nombre suffisant, convenablement organisé,si la guerre fût survenue.
§. VII.
Géographes.
Ce fut le maréchal de Vauban qui mit en vogue lesGéographes ou Topographes militaires.
Avant 1696, ils étaient choisis parmi les bons arpen-teurs et dessinateurs qu’on pouvait trouver, et on lesrenvoyait quand on n’en avait plus besoin. En 1696 ilscommencèrent à former un corps, sous la dénominationd 'ingénieurs des camps et armées.
En 1726, ils prirent celle d’ ingénieurs géographes