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qui les forment, et on enlève un peu de terre pour ap-planir le terrain.
S’il s’agit d’adoucir des pentes trop roides, on lesalonge ; mais il est souvent plus court de les tourner.
Il est bon de savoir, pour les remuemens de terre,qu’un travailleur bien surveillé, peut en déblayer unedemi - toise cube par jour.
S’il faut traverser des bois, les peines pour les ou-vrir sont relatives à l’épaisseur, à la quantité et à lagrosseur des arbres ou du taillis à couper.
S’il s’agit de traverser des prairies ou autres terrainsfangeux, on creuse du côté où ils versent leurs eaux,un fossé où elles puissent s’écouler ; ensuite, avec desfacines , des planches, si l’on en a, de la terre, dusable, etc., on raffermit la partie du sol que la colonnedoit traverser.
Si l’on a un ruisseau à passer, on choisit sa moindrelargeur; s’il est étroit et peu profond, des troncs d’ar-bres, des facines et de la terre, suffisent pour y prati-quer un passage. S’il est un peu large, avec des corpsd’arbres ou des madriers qu’on recouvre ensuite deplanches ou de portes de granges, prises dans les en-virons, on construit promptement-un pont; mais sur degrands ruisseaux, on ne peut l’établir qu’à l’aide dechevalets assez forts pour supporter de grandes piècesde bois, dont il faut s’être pourvu d’avance (r). On
(i) Dans Ja guerre de sept ans, on a employé avantageusementdes ponts portatifs imaginés par M. Masson , officier d’artillerie.Iis avaient quarante-deux pies Je portée et pouvaient se jeter très-vite sur les ruisseaux moins larges que cette étendue. Pendant lescampagnes de 1761 et 1762, on fit conduire à la suite du corps