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elle puisse (lu moins arriver assez-tot pour être distribuéesur le front de la’ligne , dès qu’elle sera formée, ou occu-per les points les plus avantageux. En général,lorsqu’onest exposé à combattre ; il faut renvoyer sur les derrières,les gros bagages, et même les moyens, pour éviter toutembarras et l’inconvénient de les perdre , si l’on estbattu.
Ces règles générales exigent des développemens.
Dans les plaines rases ou dans un pays qui ne présenteaucun avantage ni pour vous, ni pour l’ennemi, onobserve: i°. de multiplier le nombre des colonnes, demanière qu’ayant peu de profondeur, elles puissent seformer promptement en bataille pour combattre, oureprendre l’ordre de marche; de distribuer des colonnesd’infanterie et de cavalerie, selon les parties du terrain,qui conviennent le mieux à ces différentes armes ; 2°. dene laisser entre les colonnes qu’une distance proportion-née à la manière dont elles doivent marchei’. Sic’estparligne, les communications doivent être les plus largespossibles, et la distance entre les colonnes, réduite àcelle qu’on laisse ordinairement d’une ligne à l’autre ;mais on la réduirait à moitié, si chaque ligne formaitdeux colonnes. Si, au contraire, on compose chaquecolonne de troupes de la première et de la seconde ligne,on aura attention que, s’il est possible, la distance entreles colonnes, égalé le terrain que ces troupes occupenten bataille sur deux lignes.
Mais ces considérations, quoique plausibles, doiventcéder à l’avantage de conduire les colonnes, par des lieuxélevés et dominant l’ennemi, s’il est en mesure d’entre-prendre contre vous, et alors il n’y a aucun inconvénientà rapprocher p»us ou moins les colonnes ; car , peu i®*