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de l’armée ou dans les troupes même, des officiers in-telligens , auxquels on donne des instructions , et qu’onfait accompagner par des soldatsrguides, chargés derassembler des gens du pays, capables d’aider, au be-soin, les officiers en question, à dresser des détails biencirconstanciés sur chaque route; enfin, donner des or-dres pour construire des ponts où il en faudra, et pourréparer les chemins.
Ces premières précautions prises, le chef de l’état-major réglera le nombre des troupes qu’il sera possiblede faire marcher ensemble, et leurs stations.
Ces états arrêtés, on en remettra une copie à l’inten-dant, ainsi que du calcul des consommations, afin qu’ilprenne des mesures pour faire trouver le pain , laviande, le bois et le fourrage, où ils seront nécessaires.A l’égard du pain, comme il exige un grand nombre defours et d’établissemens, qui ne peuvent se créer d’uninstant à l’autre, il paraît convenable de faire accom-pagner les officiers chargés de reconnaître les routes,de commis aux vivres qui prendront des mesures préli-minaires pour les établissemens de leur ressort. Il seraitpeut-être à propos d’envoyer en même tems des em-ployés des fourrages.
Il se présente des cas où la nature des marches quefont les troupes, exige qu’on augmente leur ration depain et de viande. Au moyen de ce léger sacrifice, ilpeut devenir plus facile de maintenir la discipline, etd’empêcher que les habitans du pays ne désertent leursmaisons, par la crainte que le soldat ne maraude et neles pille.
En supposant que l’on ne puisse marcher, comme ilest dit ci-dessus, en faisant loger les troupes, ce qui