( 336 )
compacts , et qui occupent peu de place, on se sert debâtimens d’un port égal au poids à transporter.
ARTICLE IV.
Répartition des différentes matières, logement destroupes, emplacement des objets à embarquer, etparticulièrement de l’artillerie.
D’après les évaluations en tonneaux qu’on a présentées,il est à présumer que l’arrimage qui approche le plus decette proportion, approche aussi le plus de la perfectionqui rend un navire bon voilier, ne fait souffrir aucune deses parties , ne l’expose pas à courir des risques dansun gros teins, par trop d’encombrement, et donne lafacilité d’emporter sans inconvéniens la plus grandequantité possible de matières.
D’après ces données, pour savoir ce que peut porter unvaisseau, on le fait d’abord jauger exactement (i) ,on endéduit le poids ou lest, celui du nombre d’homines, eton a exactement la quantité de tonneaux que peut em-ployer un chargement. On observe de bien employer lacapacité du bâtiment, et d’avoir des hommes experts quidécident si le chargement est complet et bien ordonné;mais comme il faut proportionner le poids à l’encombre-ment des effets ou denrées, en veillant à l’arrimage dontla bonté influe beaucoup sur la contenance d’un bâti-ment , on est dans la nécessité de faire une répartitionmêlée. Par exemple, les fourrages donnant beaucoupd’encombrement et fort peu de lest, on ne peut charger
(i) Pour jauger un bâtiment, on multiplie ses trois dimensions »réduites en piés , l’une par l’autre ; on divise ensuite le produit par^4 y et le quotient est le nombre de tonneaux.