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Fortification nouvelle, ou recueil de différentes manières de fortifier en Europe / composé par Pfeffinger
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TRAITÉ DE FORTIFICATION.190à proportion que les chemins sont plus ou moins profonds. Lapiéce de 18 a 9 pieds de longueur; celle de 12. 8 piedcelle de 6. 7 pieds, &c.§. 2.Messieurs les Allemands & les Hollandois donnent de cettains noms à leurs pièces; celle de 48 est appellée Canon parexcellence & en particulier ; celle de 24 porte le nom dedemi-Canon, qu'ils appellent eine halbe Cartaun; celle de 1se nomme Piece de Batterie, & celle de 6 est appellée Coule-vrine; Les inférieures participent indifféremment du nom, deFauconneau. Monsieur Goldman & Martius disent que leurspièces de 48, tirées de 400 pieds Rhinlandiques, percent 20pieds de terre serrée. Celles de 24, tirées de 300 pieds, s'enfoncent 12 pieds dans la bonne terre; & celle de 12, tirée de300 pieds, perce ; pies. Quant à la charge, Monsr. Hondindonne 32 liv. de poudre aux pièces de 48; & aux autres,moitié de la pesanteur des bales, & trois quatriémes partiepour l'épreuve.On peut ajoûter à ces Calibres ceux du grand, du moyen& du petit Petard. J'appelle grands Petards ceux qui ont60 à 100 liv. de métail, dont le moyen n'en a que de 2550, & le petit de 10 à 12. Pour s'en servir avec avantage,faut que le Petard soit proportionné à la force de ce queprétens rompre; Par exemple, un petit Petard ne rompt poinune porte double bien barrée; & un grand, attaché à une por-te soible, ny sera quun trou parce que la violence est trogrande pour les parties opposées qui cédent d'abord, sans queles autres qui sont à l'entour, en souffrent. Vous verrez parla même raison qu'un gros Canon n'aura autre effet contreune porte que d'y faire un trou, le coup rompant trop sou-dainement l'union qui est entre la partie enfoncée, & cellequi n'en ont pas été ébranlées. On employera doncles médio-cres contre les portes doubles & barrées, & les petits contre lesimples; les grands étant utiles dans des minés & en d'autresoccasions.Pour ce qui est de l'ouverture du Petard, on les fait de troi-maniéres, c'est-à-dire, ou que la bouche vient plus large quela culasse, ou plus étroite, ou égale. Les premiers ouvrent d'a-vantage, s'ils peuvent agir contre une porte, & ne sont pas sidangereux à créver; mais aussi n'ont-ils pas tant de force queceux qui ont la bouche & la culasse en parallele. Ceux-ciquoi-