PRÉFACE. 7
litaires, m’avaient données de la guerre. Venant de démontrerque c’est un droit, peut-être un devoir pour les anciensofficiers, de laisser des instructions aux jeunes , il me reste àme défendre, ou pour mieux dire a m’excuser, au sujet desreproches que l’on voudrait encore me faire dans le coursde l’ouvrage.
On rencontrera beaucoup de fautes dans mon style ; ilsera inégal, incorrect, quelquefois diffus ; il y aura des ex-pressions oiseuses , familières, et surtout des répétitions :cela vient du peu d’habitude d’écrire, du temps et des lieuxoù j’ai jeté , plutôt que composé ces différents chapitres.C’est en vain que je voudrais y remédier ; il me semble qued’autres tournures, d’autres termes n’auraient pas rendu mapensée, et je n’y laisserai corriger que les fautes de langueproprement dites qui auraient pu m’échapper.
Je me suis peut-être livré à trop de digressions qui pa-raîtront m’éloigner de mon sujet -, il fallait bien le rattacherà d’autres, qui fussent convenables à mon plan d’instruction.Par exemple, pouvais-je faire l’histoire de l’infanterie légère,qui n’est qu’une arme secondaire, sans m’étendre sur l’infan-terie de ligne , qui est le premier instrument de la guerre ?
J’ai eu aussi quelques écarts d’imagination ; j’ai voulu
éviter à la jeunesse, pour qui j’écris, les ennuis et la séche-resse de tous les ouvrages didactiques , et j’ai cherché à