AVANT-PROPOS.
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prises le matin, et qui nous auraient peut-être rejoints sielles eussent été d’infanterie légère (i).
Après l’affaire de Neubourg, où ces deux corps donnè-rent encore à merveille en plaine contre de la cavalerie, legénéral en cbef ayant réuni à ma division la 3i e . de ligneet la 21 e . légère, j’éprouvai pendant toute la retraite, dontje lis l’arrière-garde, que cette dernière demi-brigade (quitout récemment avait reçu un échec considérable par la ca-valerie autrichienne , dans les plaines de Poëtmes) gardaitbeaucoup mieux les avant-postes et se battait mieux en ti-railleurs que les deux premières : il y avait même une dif-férence entr’elles et la 3 I e . qui faisait aussi parfaitement lemétier de tirailleurs, mais ne manœuvrait pas si bien enplaine.
Le génie, le but de ces deux armes étant donc tout dif-férent , il convient de voir qu’elles sont les institutions quidoivent être communes ou différentes entr’elles, et à quelobjet d’instruction et d’exercice il faut appliquer plus parti-culièrement l’une que l’autre. Mais, tout en proposant lesystème de différentes éducations pour l'infanterie de ligneet légère, nous n’en conclurons pas qu’il faut interdire ausoldat d’une arme les connaissances qui sont nécessaires àl’autre; il serait à souhaiter, au contraire, que tous les corpsexcellassent dans les deux services. Cependant, comme l’es-prit humain est borné, et qu’il est réservé à peu d’hommesd’être universels, il a fallu, dans l’art militaire, classer lesdivers services, afin que, par l’application soutenue aux
(ï) Cette affaire est citée dans les Campagnes du ïileil » rédigées p:tr?t. Bedon, colonel d'artillerie.