SUR L’INFANTERIE LÉGÈRE. 5 t
rapporte que les enfants - perdus des Espagnols qui étaient couchés en avant de leur cavalerie, selevèrent à son approche, firent une mauvaise dé-charge , et s’enfuirent en jetant leurs armes.
Les grandes opérations de la guerre étaient lesbatailles et les sièges ; celles du deuxième ordre ,les escortes ou attaques de convois, et les fourrages.Les chevaux vivaient au vert une partie de la cam-pagne , et cette dernière opération , faite dans desplaines à deux ou trois lieues du camp, apparte-nait à la cavalerie , que l’on soutenait cependantquelquefois avec des détachements de mousque-taires. Les fourrages étaient l’école des jeunes offi-ciers - généraux ; ils devaient y acquérir le coup-d’œil et l’art des dispositions. Ce sont les attaquesde convois qui ont fait naître les partisans. Les deuxlignes dune armée, serrées et alignées comme àune manœuvre, campaient dans cet ordre, et oc-cupaient peu de terrain. On suivait encore cetteordonnance au commencement de la dernière guerre.'J’ai fait partie de plusieurs camps ainsi ordonnés,dans les environs de Stenai et de Mousson , où lesrégiments alignés occupaient les bas - fonds et leshauteurs. Nous nous trouvâmes une fois bien heu-reux d’ètre sur une éminence ; car les bataillons quiétaient placés dans les vallées, eurent de l’eau jus-qu’au genou, et furent obligés d’élever des claiessur dès pique!s pour se coucher. On retranchait cescamps lorsque l’on était en présence de l’ennemi ,et que l’on déroutait une attaque. Ils étaient gardés