io4 ESSAI HISTORIQUE
qui la divisa en autant de corps de partisans qu’ilrestait de chefs et de bandes aux Vendéens et auxChouans. Ainsi, attachant un corps de troupes cons-titué à la légère et un chef brave et adroit, aux prin-cipaux personnages, il combattit et dissipa d’abord lescorps dont ils étaient restés entourés ; énsuitelcs chas-sant et les relançant de postes en postes, comme onchasse dans une grande forêt un renard ou un san-glier , il ne leur donna aucun relâche qu’il ne les eûtpris ainsi tous successivement.
En 1795, l’armée de Sambre-et-Meuse débutapar le passage du Rhin et de brillantes affaires sur laLann , mais elle éprouva des revers, parce qu 'elle nefut pas secondée par celle de Rhin-et-Moselle , réu-nies alors sous les ordres de Pichegru . Ce général,déjà occupé du projet de rétablir les Bourbons enFrance , laissa écraser une des divisions qui avaitpassé le fleuve près de Manheim , tandis qu’il tenaitses meilleures troupes dans le Haut-Rhin , où ilcomptait commencer l’exécution de son -plan. Ladétestable opération par laquelle on avait consumé,au blocus incomplet de Mayence , une partie de cettearmée, et par les froids de l’hiver et par la pénuiiedes subsistances, se termina par la déroute généraledes troupes qui étaient dans le Palatinat , et que Pi chegru rallia pour la forme derrière la ligne de laQueiche.
Dans la retraite que fit le général Joui’dan des rivesdu Mein à Neuwied et Dusseldorff, où il repassa leïlhin et où il conserva cepeqdant ses tètes, de pont »