ioG ESSAI HISTORIQUE
composées de troupes légères à pied et à cheval^étaient soutenues par de demi-brigades de ligne :elles ouvraient les marches, couvraient l’armée. Cestroupes légères, continuellement aux prises avecl’ennemi, portèrent, l’audace , la légèreté, l’adresse,l’activité et Jes talents de leur arme au suprême de-gré. Tous les officiers de cette armée se rappellent laréputation que les 10 e . et 3 ° demi-brigades d’infan-terie légère avaient acquise, et de leur supériorité surles corps francs autrichiens. L’aile gauche que com-mandait Desaix , ayant obtenu plusieurs avantagessur la Renchen et devant Rastadt, le centre et l’ailedroite forcèrent les gorges de la forêt Noire , et l’ar-mée se trouva en ligne au revers de ces montagnes,en face du cercle de Souabe, la droite au lac de Cons tance , la gauche prolongée au-delàdeStuttgard. Ellemarcha , ainsi étendue , jusqu’à la hauteur de Dillin-gen et de Nordlingen , où elle reçut une bataillequ’elle gagna. Le prince Charles, qui commandaitles Autrichiens, sembla se retirer aussitôt après surla droite du Danube et se couvrir du Lech. Moreauayant aussitôt passé le Danube avec son centre et sagauche, sc joignit à sa droite qui avait traversé lahaute Souabe , et se présenta avec toute son arméeréunie aux environs d’Augsbourg , vis-à-vis le Lech,dont il força le passage. Le prince Charles n’y avaitlaissé que M. de Latour, qui fut, comme de raison,très-maltraité , et perdiff*juatre ou cinq mille hom-mes et une vingtaine de pièces de canon. Moreaucontinua à marcher de position en position , la gau-