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SUR L’INFANTERIE LÉGÈRE,réunir, mais quil pouvait battre isolément. Ainsilever le siège avec rapidité, en abandonner memel’artillerie ; repasser le Mincio, réunir toutes sesdivisions aux environs de Lonato , marcher contreles colonnes autrichiennes qui étaient entrées à Bres cia , les en chasser si rapidement qu’il y retrouvanos bagages et nos malades, leur couper toute re-traite par la reprise de Salo et en occupant Gavar-dor, repousser après cela Wurmscr de Lonato, deCastiglione ; battre ses détachements à Desinsano etGovernolo , tels furent les préliminaires de la ba-taille de Castiglione, où, par un mouvement d’unedivision venue de Marcaria, il tourna si habilementla gauche de son ennemi. Forcer ensuite le passagedu Mincio, reprendre Pescaire, Vérone , inveslir denouveau Mantoue , revenir aux anciennes positions,en renvoyant l’armée au-delà de l’Adige , tels en.furent les résultats.
Toutes ces opérations furent le fruit de cetteguerre de mouvement qu’il savait calculer avec tantde précision et exécuter avec tant de rapidité ; uneseule semaine suffit à tant de combats et de victoires.Retiré derrière la Brenla, dont il avait fortifié lesbords auprès de Bassano, Wurmser crut que Bona parte lui laisserait attendre 1 arrivée des secours qu’ondevait lui envoyer par les Alpes -Noriques ; il espé-x'ait qu’il aurait encore le temps d’aller tenter denouveau la délivrance de Mantoue , que ce déblocusmomentané avait rafraîchi et fortifié même de toutenotre artillerie de siège ; et il avait cru garantir le