SUR L’INFANTERIE LÉGÈRE. «3g
attaque sur le Var , par la nouvelle de notre entréedans la vallée d’Aost, nous croyait en marche surTurin , quand nous avions déjà reconquis presquetout le Milanais , et trouvé dans les magasins desAutrichiens, à Lodi, et dans leur réserve d’artil-lerie, à Pavie, les moyens de faire une nouvellecampagne. La tète de l’armée française paraissaitdevoir se diriger sur Manloue; car le 17 , une divi-sion , partie de Lodi, marchait sur Brescia , que lalégion italienne menaçait d’un autre çôlé , et surCrémone , où l'arrière-garde autrichienne fut battue,et où des magasins immenses furent pris. Mais enmême temps, Lannes opérait le passage du Pô,,sous Belgioso , et se mettait à cheval sur la route dePlaisance à Alexandrie , en s’emparant de Stradclla,où il fut suivi par une division du général Victor, etpar le général Murat, qui, après avoir forcé, avec ladivision Boudet qu’il avait prise à Lodi, la tète dupont de Plaisance , et passé le fleuve, vint se mettreen colonne avec cette division et toute la cavalerie.Brescia , d’où M. de London se retira pour se jeterdans Mantoue , fut laissé en garde à la légion ita-lienne ; et la division Loison fut occupée à tenirposte à Crémone, aux blocus de Pisighitone et duchâteau de Plaisance. Ainsi, M. de Mêlas était en-core incertain sur les véritables projets du premierconsul ; il n’avait pas décidé le point de rassemble-ment de ses troupes , que , déjà tourné sur ses der-rières , sa ligne d’opérations était coupée , tous sesmagasins de vivres, d’effets militaires et munitions