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Essai sur l'infanterie légère, ou traité des petites opérations de la guerre, à l'usage des jeunes officiers ... / par ... Duhesme
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i56 ESSAI HISTORIQUE

rence entre les soldats dinfanterie de ligne et légère,quavec une bonne organisation, ces armes peuventse suppléer l'une à lautre. Si, comme dans le siècleprécédent, nos troupes légères doivent être comp-tées comme hors-dœuvre dans la disposition géné-rale de larmée , jopinerais à les réduire de beau-coup ; car, en y comprenant les voltigeurs, 1 infan-terie légère fait les cinq douzièmes de toute cetteinfanterie ; mais, ayant repris, dans nos ordres de ba-taille, le rang que celle des anciens y tenaient, nousen avons beaucoup moins queux proportionnément.

Dans lordonnance grecque , les peltastes, les ar-chers et les frondeurs composaient souvent plus dela moitié d'une armée. Dans lancienne ordonnancede la légion romaine , les vélites en formaient la cin-quième partie; il y avait aussi souvent des troupes auxi-liaires qui étaient regardées comme troupe légère.Dans lordonnance postérieure des Romains, il yavait presque autant de cohortes dinfanterie légèreque de légionnaires; cest ce que démontre lénumé-ration des troupes de la bataille de Pharsale, quenous avons citée dans la Notice historique.

Avant la campagne dAusterlitz, létat militaire delempire français était de cent demi-brigades din-fanterie de ligne et de trente demi-brigades dinfan-terie légère ; ce qui portait cette dernière arme auquart de la première. Cependant, elle était encoreinsuffisante, et par le nombre, et par sa distribution ;çe qui faisait quon était obligé dy suppléer par desdétachements de tirailleurs français pris dans toute