SUR L’INFANTERIE LEGERE.
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des pesamment armes. Il n’en coûtait rien pour ar-mer une nuée de montagnards, qui savaient fabri-quer eux-mêmes leurs armes; tandis que le casque,’la cuirasse, le bouclier et l’épée, étaient des objetsde grande dépense, soit que le soldat ou le prince lesfournisse.
Maintenant que les contingents de chaque payssont jetés au hasard dans les régiments (1) ; qu’onvoit souvent tirer d’une population de manufactu-riers ou de lourds laboureurs des plaines ( gens peuhabitués aux courses et à la marche ), les recruesd’un régiment d’infanterie légère, tandis que l’onassigne la jeunesse des montagnes, plus leste par édu-cation , bons marcheurs , mais souvent moins forts,à un régiment de ligne ou d’artillerie, il n’est pasétonnant qu’il faille , pour former un bon régimentdaus son arme, des années d’instruction et d’exer-cices , et plusieurs campagnes.
En considérant les fonctions que nous avons assi-gnées à l’infanterie légère , il est évident qu’elle auratoujours des marches plus longues, plus difficiles etplus rapides que l’infanterie de ligne , parce que ,sans compter les reconnaissances, les partis et autrescourses de cette arme, elle ne pourra, dans une at-taque, tourner une position , qu’en décrivant dans unpays souvent âpre et difficile , l’arc dont la marche
( 1 ) Cet article a été fait en i8o4; depuis ce terns, beaucoupd’améliorations indiquées ont été faites, et d’abus corrigés.