SUR L’INFANTERIE LÉGÈRE. i8t
directions données , et à se ployer et déployer le plusrapidement possible, malgré tous les obstacles qu’unterrain si embarrassé pouvait offrir. J’ai toujours aimél’ordre eu échiquier ou en échelon des bataillonsserrés en masse; je venais encore d’èlre confirmédans mon système par l’expérience des dernièresactions (j’espère même en prouver la bonté quandnous en serons aux dispositions de l’infanterie et destirailleurs dans un jour de bataille ). Mais m’étantaperçu à Caldiero (i) que les bataillons se perdaienttrop devuc, s’écartaient trop les uns des autres ets’égaraient, dans leurs directions, que les passages desravins et des fossés m’avaient plus désuni de batail-lons que les charges de l’ennemi ; enfin que, quel-que manœuvriers que soient ces bataillons, ils n’exé-cutaient pas encore assez rapidement les ploiementset déploiements, et qu’ils ne savaient pas arrangerleurs manœuvres aux obstacles que présentent lesvignes et les arbres dont presque toute l’Italie estcouverte, je résolus , pour y remédier, de présidermoi-même à l’exécution de mon instruction, Je meportais donc dans les lieux d’exercice que j’avais dé-signés ; je faisais mettre les bataillons en colonneserrée , et je les plaçais en échelons ou en échiquier ;ensuite je disais aux officiers supérieurs : « Yous