SUR L’INFANTERIE LÉGÈRE. 219
ces petites patrouilles au premier coup de fusil ou aupremier bruit qui se fait entendre , afin de s’assurerde ce qui y a donné lieu , et jusqu’à leur retour, lespostes se tiennent alertes et sous les armes. Lecommandant d’une grosse patrouille détachera deuxhommes, et son caporal en avant de lui à dix ou vingtpas, de manière à ne pas les perdre de vue ; il feramarcher aussi à dix pas en arrière un ou deux hom-mes , il aura souvent un ou deux flanqueurs sur lecôté, où il peut craindre une embuscade, commesur le haut d’un chemin creux où il doit passer etdans des broussailles voisines ; il marchera dans leplus grand silence, faisant de petites poses de tempsen temps dans les endroits d’où l’on peut mieux dé-couvrir et entendre , et empêchera ses hommes defumer, de cracher, et même de tousser, s’il est pos-sible. Au premier halte-là d’une sentinelle, il s’arrête,et le caporal d’avant-garde répond au qui vive ? —■Patrouille. On se reconnaît alors, comme il est dità l’article des grand’gardes. Lorsque deux patrouillesse rencontrent, le chef qui le premier aperçoit l’au-tre crie : Halle-là! qui vive? Les réponses, les de-mandes et la reconnaissance ont lieu comme dans lespostes avancés.
Si le caporal d’avant-garde reconnaissait distincttement l’ennemi, il crierait : Halte-là! qui vive? etse replierait en marchant en arrière sur le gros dela patrouille ; mais il aura soin de ne tirer que lors-que l’ennemi aura tiré lui-même , ou bien s’il ne s’ar-