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battre jusqu’à la dernière extrémité; car il faut sup^poser que le gros de l’armée viendra à votre secours,et que l’on cherchera à vous dégager. Ces cas-làdoivent toujours être prévus dan^un cantonnement,et le commandant doit toujours avoir en réserve ,dans un bâtiment, sur la place d’armes , des vivreset des munitions pour plusieurs jours ; si ce n’est pasdu pain ou du biscuit, au moins de la farine et quel-ques bœufs. Un brave homme se laissera forcer et sefera plutôt tuer mille fois que de se rendre , tantqu’il aura la moindre espérance de secours ; je tiensqu’en général les capitulations sont peu honorables;il vaut mieux se battre quelques heures de plus , êtrepris de force , que de capituler quand on peut résis-ter. C’est toujours une diversion favorable auxtroupes qui marchent à votre délivrance.
Je n’entrerai pas dans de plus grands détails surles postes de l’infanterie légère. J’offre cet articleaux officiers supérieurs des troupes légères ; ils sau-ront appliquer l’esquisse que je viens de tracer auxcirconstances du poste qu’ils auront à tenir. Ungrand nombre de ceux qui ont fait la guerre, aurontsans doute présents à la mémoire tous ces préceptes ;ils trouveront peut-être ces recommandations tropminutieuses et même oiseuses ; ils croiront que , re-traçant ainsi les devoirs d’un commandant de posteavancé , je n’ai pas assez bonne opinion de l'instruc-»tion des officiers supérieurs de l'armée française ;mais qu’ils veuillent bien réfléchir qu’au bout d’unepaix de six à sept ans, beaucoup d’officiers suhal-