SUR L’INFANTERIE LÉGÈRE. 305,
défense militairement. Je ne puis donner là-dessusque quelques règles générales ; c'est aux officierscommandant ces détachements à les appliquer dansles diverses circonstances où ils se trouveront.
i°. 11 faut toujours faire en sorte que l'enceinteque l’on a à défendre ne soit pas disproportionnéeavec le nombre d’hommes que l’on a, c’est-à-diréqu’il faut pouvoir garnir tous les endroits atta-quables.
2 °. Se ménager toujours une réserve , et l’em-ployer , comme j’en ai donné le précepte dans l’arr-ticle précédent.
3°. Avoir toujours un fort de retraite, c’est-à-dire, que si l’on défend une maison où il y ait unecour ou un jardin enclos de murailles , il faut seréserver le bâtiment que l’on crénèle du bas en haut,et que l’on fortifie de tous côtés, pour pouvoir s’yretirer et s’y défendre après avoir été forcé dans lapremière enceinte. Si le bâtiment n’a pas ces sortesde dépendances, il faudra en séparer l’endroit quien est le plus fort et le plus élevé, comme tour oupavillon, et pratiquer des défenses dans cette sépa-ration. Cet endroit doit être au corps général de ladéfense ce qu’est une citadelle à une place de guerre.Si ce bâtiment de réserve est voûté , et que les en-trées en soient étroites , on y fera encore unemeilleure défense, parce qu’on craint moins le feu ;qu’en perdant une chambre , on peut se retirer dans1 autre, et que les ennemis ne pouvant entrer qu’una un , on leur donne la bourre dans le ventre , et on