3i4 ESSAI HISTORIQUE
» droit à nous. La Tour-Fragnier avait déjà fait» avanc/r un foudre , où Ton fait cuver le vin,» contre la porte B , ce qui nous mettait en sûre te.» Je lui dis qu’il en fallait faire autant à celle du» canal. On avait posté la Roque avec sa compagnie» dans un colombier C, qui était tout ce qu’il y» avait de meilleur à défendre bravement. Il y avaitj> six escaliers de pierre pour y monter, et la porte» était si petite qu’on ne pouvait y entrer qu’un à» un , autre avantage. Il fit monter, par une échelle,'j> à l’étage d’en-haut, sept grenadiers pour tirer des» fenêtres, où il y avait des barreaux de fer, et oc-» cupa le bas. Voilà le poste de celui-ci. Les autres» compagnies furent distribuées à la porte A, tout» autour des murs D qui bordaient la cour et dans» les celliers E, et quelques soldats dans un pou-» lailler F ; il n’y avait que cinq à six hommes à la» la grande porte B. On n’avait pas jugé à proposd’en mettre davantage , et on avait renvoyé ail-» leurs vingt hommes des vingt-cinq que la Tour-» Fragnier y avait mis, ne s’imaginant pas qu’on» dût nous attaquer du côté du pont, sentant en-» viron deux cents hommes au-delà. Je ne sais guère» bien ce qui se fit au-dehors jusqu’à l’arrivée du» régiment de la Vieille-Marine, qui accourut à» notre secours avec son-colonel à la tête. C’est en» peu de mots la disposition sur laquelle les ennemis» nous trouvèrent. Six hommes à chaque créneau» auraient à peine suffi; car c’était plutôt des fe-» nôtres. On pouvait bien juger que les ennemis