SUR L’INFANTERIE LÉGÈRE. 3:>5
y lime, mais inutilement Voyant tant d'opiniâtreté,» outre le jour qui n était pas loin de paraître , il« prit la résolution de se relirer , et de laisser là une«^infinité de corps morts ; car la cour et les environs» de la cassine en étaient tellement couverts , que» je n’ai rien vu de pareil, et l’on peut dire qu’ils y» perdirent la moitié de leurs grenadiers. Ce fut lày que nous remarquâmes le grand courage du prince« qui nous attaquait ; car il ne bougea de l’intérieur>> de la cassine , où était le plus grand danger.
» Les postes du dehors ayant été levés avant que» le jour parût, les troupes qui étaient dans la cas-» sine , commencèrent à défiler ; de sorte que le» bruit de tant de décharges tomba tout d’un coup ,» comme si l’on s’était donné le mot de part et» d’autre. On prétend que M. le prince Eugène en-» voya ordre au prince de Wurtemberg de se reli-» rer , craignant que M. le Grand-Prieur ne prît» la résolution d’engager un combat général contreune armée dépouillée de tout ce qu’elle avait de» troupes d’élite ; quoiqu’il en soit , les ennemis» nous laissèrent là. M. le Grand-Prieur entra un» moment après dans la cassine ; chacun sortit de» l’endroit qu’il occupait ; il donna beaucoup delouanges à ses braves compagnies. Ceux qui en» méritaient davantage , étaient les sept grenadiers» qui avaient défendu le haut du colombier , qui ne» voulurent jamais se rendre. Ce qui semblera sur-» prenant, c’est qu’il n’y en eut pas un seul de tué* ni de blessé ; on ne doit pas ie trouver étrange ^