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Kistor , en l’entendant, en ferait autant. L’exécutionsuivit l’ordre ; les ennemis qui étaient en bataille surla place, pressés des deux côtés, l’évacuèrent, etmes trois bataillons s’étant réunis et revenant enordre, je leur fis repasser la Maïra. J’en étendis unsur ma droite, en remontant la rive gauche, ce quiprotégea la retraite du bataillon de la 26 e ., qui avaitsi bien maintenu mon flanc droit ; mais qui com-mençait à manquer de cartouches : il repassa doncsans peine le pont, à son tour protégé par les autres.On voulut le rompre : on n’en eut ni le tems, ni lesmoyens. Cependant je me maintins derrière la rivièrejusqu'à la nuit tombante ; je l’aurais fait avec plusd‘avantage, si j’eusse eu de la grosse artillerie ; maisces canonniers piémontais étaient si troublés qu’ils11e purent jamais parvenir à mettre en batterie. Jefis donc filer ma pièce de canon à la tète de la colonne,comme un bagage inutile. Les bataillons défilèrent,tour à tour, en colonne renversée; un bataillon dela 106 e . fut chargé de fermer la marche ; il fut un peupoursuivi; mais le bon feu de chaussée que le chefde bataillon Dunesme lui fit exécuter, finit par nousdébarrasser de celte poursuite incommode. La fer-meté de ce bataillon et de son brave commandant,faisait que je l’employais toujours dans ces circons-tances difficiles, et ce n’était pas la première foisque cet officier employait ce feu en retraite.
Nous arrivâmes sur les dix heures du soir à Poma-rolo, gros bourg entre Saviliano et. Saluces ; nousnous y arrêtâmes pour faire manger, reposer le