364 ESSAI HISTORIQUE
rendez-vous, sur une croisée de chemin, en arrièrede ïa ligne des avant-postes , ou du village que l’onfourrage , avec une petite escorte , sans l’exposer àla rencontre des patrouilles ou des avant-postesennemis , cela vaudra mieux. Pendant ce temps , lacolonne de gens armés marche et s’empare du vil-lage ; elle prend une position défensive en avant dece village , telle que les différentes armes dont elleest composée , soient placées chacune à leur avan-tage. On met des corps-de-garde dans le village poury maintenir l’ordre ; un officier en est particulière-ment chargé : on fait entrer ensuite les voitures et leshommes de corvée qui, faisant partie de la colonne,font des faisceaux de leurs armes , tout près de l’en-droit où ils doivent travailler. Un officier très-intel-ligent est chargé de distribuer les voitures et les tra-vailleurs dans les différentes granges et fermes où setrouvent le grain et le fourrage que l’on doit enlever;les voituriers auront dû se pourvoir d’avance degrandes cordes et de sacs pour pouvoir chargerpromptement ; on veillera à ce que la charge dechaque charriot soit complète , mais point tropforte ; rien ne fait autant de tort à un convoi qu'unevoiture qui s’arrête , ou qui se renverse. Chaquechar, à mesure qu’il est chargé, défile prompte-ment , et va prendre place dans la route en arrièredu village; on choisira, de préférence , le chemin quiprêtera le moins le flanc à la ligne d’avant-postes de1 ennemi, fut-il plus long. Si l’on peut se passer d’unepartie de la cavalerie dans cette position, on !a fera