SUR L’INFANTERIE LÉGÈRE. 3 7 V
on s’entourera des voitures les moins intéressantes ,1on mettra dans le centre les chevau* et les voituresles plus précieuses , et l’on profitera des murs , desfossés que l'on rencontrera, pour défendre un oudeux côtés du parc. Cette manœuvre se pratiqueraplus particulièrement dans la plaine, contre la cava-lerie que l’on éloignera alors par un feu bien nourriet bien ajusté. On se parquera aussi de même quand ilsera question de passer une nuiten plein champ,et l’oupréférera les bivouacs aux villages et bourgs dont leshabitants seraient mal intentionnés, et où l’on crain-drait des dispositions favorables à l’ennemi ; car, àmoins que les habitants ne soient en fuite , et quela place ne soit vaste et disposée à contenir et dé-fendre le convoi, que faire , au milieu de la nuitdans des rues souvent étroites et embarrassées , aumilieu de maisons dont un feu meurtrier tue leshommes et les chevaux , empêche les mouvementset les communications ? Comment pouvoir en sortirsans perte ? tandis que , si l’on est parqué au dehors,on est comme dans une petite forteresse, d’où l’oncontient plus facilement les habitants par des corps-de-garde, que si l’on est répandu et mêlé avec eux.Dans ces sortes d’enceintes, on place les canons auxangles , et braqués sur les points où l’on a le plus àcraindre de voir déboucher l’ennemi.
Dans la défense d’un parc de voitures, on met lestroupes les moins aguerries derrière l’enceinte forméedes voitures dételées, rangées bout à bout et sou-vent même renversées , et l’on garde au centre pour
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