Mílit aire&c. Art. XXIí. m
S’il y avoir quelques bonnes maisons demaçonnerie en avant du front, je les feroisgarder par de l’ínfanterie, pour incommo-der ì’Ennemi pendant la Bataille.
íl faut bien se garder, de mettre les Trou-pes dans un terrain, où elles ne puilient pasagir. Par cette raison notre position deGrotkau l’nnne'e 1741. ne valoit rien, lecentre & P Aile gauche e'tant places derrièredes Marais impraticables. II n’y avoitqu’unepartie de l’Aiie droite, qui eut un terrainlibre, pour manœuvrer.
Villeroi fut battu à Ramillies, s’e'tant postéde la manière, que je viens de dire. SonAile gauche lui fut absolument inutile, &l’Ennemi porta toutes ses forces contrcl’Ailedroite des François, qui n’y purent résister.
Je permets que les Troupes Prussiennesoccupent auisi-bien que les autres, des postesavantageux, & s’en servent pour un mouve-ment, Sc pour tirer avantage de leur Artille-rie: mais il faut qu’elles quittent tout-d’un-coup ce poste, pour marcher fièrement àl’Ennemi, qui au-lieu d’attaquer, est .attaquélui-même, ÔC voit tout son projet renversé.Car tous les mouvemens, que l'on fait enprésence de son Ennemi, fans qu’il s’y at-tende, font un très*-bon effet.
II