Militaire &c. A r t. XXV. 135
Un General, à qui le Souverain » confiéses Troupes, doit agir par lui -même, &. laconfiance que le Souverain a rais dans lemérite de ce Général, l’autorisc à faire toutd’après ses lumières.
Cependant je fuis persuade, qu un Géné-ra!, à qui raéme un Officier subalterne donneun Conseil, en doit profiter, pnisqu’nn vraicitoyen doit s’oublier lui-même, & ne re»garder qu’au bien de l’AfTaire, lans s’embar-raflçr, fi ce qui l'y me ne provient de lui, pud’un autre, pourvu qu’il parvienne à les fins.
Article XXVL
Des Manœuvres d* une Armée.
O N verra par les maximes que j’ai établiesdans cet Ouvrage, surquoi roule lathéorie des Evolutions, quej’ai introduit danssues Troupes. L’objcf de ces manœuvres, estdc gagner d u teins dans tonte occafion, 6c dodécider une Affaire plus promtement qu’iln’a été d’usnge juíqu’à présent; 6c enfin derenverser l’Enncmi par les furieux chocs denotre Cavalerie. Par cette impétuosité, lepoltron est entraîné, de façon qu’il eít obligédc faire son devoir, auffi - bien que le braveI 4 homme;