no Arnaut de Cervole,mettant à la torture ceux qui ne vou-loient pas se racheter à prix d’ar-gent. La rançon des riches se payoiten argent, en chevaux Ôc en drap ;celle des pauvre» , en fers à cheval,en doux, en souliers , en peaux ôcautres fournitures de cette forte :ils tuoient les prisonniers qui n’a-voient rien à leur donner , enle-voient les enfans pour en faire leursesclaves , & forçoient les filles Ôcles femmes d’être les victimes de leurinfâme brutalité. Ils ne mirent le feuqu'à peu de villages , ôc encore nele fìrent-ils que par inadvertance ,ayant laissé dans les maisons deschandelles allumées ou du feu. Ilsmenaçoient, il elt vrai, de brider ,lorfqu’on ne leur donnoit ni argentni effets ; mais ils n’en vinrentque très-rarement à ces extrémités.Les Strasbourgeois leur avoient ré-fute ce qu’ils demandoient, parçequ’ils craignoient que l’argent qu’onleur donneroit, ne ranimât leur avi-dité , fans l’assouvir jamais, ôc ne lesfortât à revenir une autre fois en
Alsace,