DIT l’Archiprêtrë. t 17
de tous ses amis & alliés, vou-lant lui - même courir à leur dé-fense, dès que les troupes de l’Em»pire l’auroient joint. 11 tint fa pro-messe ; & lorfqu’il eut reçu le ren-fort , qui étoit fort considérable ,il se mit en campagne , ôí mar-cha vers Strasbourg. L’évêque &Cun grand nombre de bourgeois allè-rent le joindre. Toute cette arméecampa près de Saint-Arbogaste Std’Eckboltzheim , village c;ui confineà la Chartreuse. Là un bourgeoisprit querelle avec un soldat dei’empereur , à qui il reprochoit,selon les apparences , son troplong retardement. Charles en futtellement irrité, qu'il fut fur le pointde livrer les Strasbourgeois quiétoient dans le camp , à toute lafureur de ses Bohémiens; mais l’é-vêque de Strasbourg , Jean de Lie-chtenberg , pour qui l’empereuravoit une vénération particulière ,&í quelques soigneurs, adoucirentl’efprit de Charles , & la querellen’eut point de fuite.
Pendant ce temps-là , les Anglois
F iy