SIRE DE COUCI. 339observe le même silence.
fendit vaillamment ; & ['anonyme de Fri-bourg , auteur contemporain , nous apprendque ce qui soutenoit le courage de la garni-son , étoit l’efpérance du secours que le sei-gneur de Couci devoir lui-même amener lejour de la Nativité de S. ]ean Baptiste. Lesecours n’arriva pas à terni , & Nídau se ren-dit aux affiégeans ; ils y prirent plusieursdrapeaux, entr’autres ce;ui de Couci. Enfinle i6 Juillet, Jean de Roye , connétable dusire de Couci, entra dans Fribourg avec deuxcens soixante lances & cent soixante arba-létriers. 11 amenoit ce renfort du fond dela Picardie. Est il vraisemblable que si le sirede Couci n eut pas eu des droits leigneuriauxfur Nidau & Buren , il eût pris autant d’in-térêt qu'il en prit à leur conservation ? So«amitié pour la maison d’Autriche devoirêtre bien foible , après tous les torts qu’ilen avoit reçus ; & s’il n’avoit pas eu un mo-tif personnel , difììcil!ement auroit-ii eu l’en.thousiasine d’envoyer l’élite de ses troupesdans un pays très-éloigné de ses domainespour assister des princes qui lui avoient re-fusés autrefois l’héritage de fa mere , Sc l’a-voient forcé en 1375 à le répéter les armesà la main. M. le baron d’Alt, dans son his-toire des Helvétiens ( T. II, pag. 193-196;Fribourg en Suisse 1749, in-12.,) parle deí’acommodement du duc Léopold avec En-
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