Band 
Tome troisieme.
Seite
17
JPEG-Download
 

Politiques.’ 17

Suyches donner la bataille ausditsFrançois (-r)Lc Vénissiens,& espérons

mourilt le 23 Janvier 1316, âgé de 63 ans#II fut, par fa fille Jeanne , l’aïéul maternel desempereurs Charles V & Ferdinand I.

(a) La rupture des Cantons avec la France,'continua depuis 1509 jufqu’après la bataille d»Marignan. François I remporta la victoirefur leurs troupes en cette sanglante journée,dont faction dura deux jours. Les prodigesde valeur que les Suisses y avoient fait pa-roître, firent dire à Jean-Jacques Trivulce,l’un des plus grands capitaines de son siécle ,que ce n’étoit pas des hommes, mais desgéans qui avoient combattu à la bataille deMarignan , & que les dix-huit autres actions ,auxquelles il s’étoit trouvé , n’étoient en com-paraison de celle-ci j que des batailles d'en-fans. Les Suisses rentrerent dans leur pays ,après cette disgrâce , dont il n’y avoit pointencore eu d'exemple depuis leur établisse-ment. Ils écoutèrent enfin les propositionsde Charles III, duc de Savoye. Les Cantonsenvoyerent leurs ambassadeurs à Genève.Cette ville avoit été choisie pour le lieu ducongrès. On y dressa le plan d’une paix per-pétuelle entre le roi & le corps Helvétique ,le 17 Novembre 1515 ; mais ce ne fut quale 29 Novembre de f année suivante, que ce

f lan eut son exécution dans la ville de Fri-ourg. Les Cantons tous les alliés du