Politiques; i;r
départir ce qu’ilz y tiennent auxprinces Italiens : à quoy nous con-descendrons volontiers pour l’utilitéqu’ilz en recevront, & par ce moyense rendront à jamais irréconciliablesdes Espagnols; ce qui se rencontrerad’autant plus facile à exécuter, quel’Alemagne se trouvant en mesmetemps occupée en ses guerres, le royd’Espagne n’en pourra tirer des sol-dats, fans l’astistance desquels il nepeut subsister en Italie. Car pour lesSuisses , ilz font trop amoureux deleur liberté, & sçavent trop les in-tentions de la maison d’Austriche sureux, pour favoriser sa grandeur %quand ils verront qu r on s’y pren-dra comme il faut pour l’abbaisser ;au contraire je tiens que cesse na-tion fera une des principales forcesqu’on aye pour délivrer le duché deMilan de la servitude où il est.
Voilà les vrays & fours moyensde mettre la chrectienté en re-pos , fans quoi il n’y faut attendreque ruines , &c subversions d’ef-tats. Mais ce n’est pas tout de lesproposer, ny de les agréer. II faut
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