Politiques. i6;
» contrée ( la Valteline. ) Ayant» donc fait voir à ce grand ministre» le fort & le foible des affaires de» ce pays , il prit congé de cette» éminence , qui , ne voulant lelaif-» fer partir de cette façon , le remit» à deux jours pour son expédition ,
» auparavant que de luy estre ex-» pédiée. Son éminence le tirant à» part , luy dit : T ai bien de La joyt» que M. de Rohanseserve d’un homme» de vojlre capacité. Vous luy efes né-y> cejsaire pour les affaires du roy. Dansy> V esp rance auffy que f ay que vous» vous y rendre.? recommandable , f ay» obtenu de fa majefé une libérallitl» pour vous , d'une ordonnance de mil» pifolles que je vous met{ en main» pour vous engager £ autant plus aux in-» téref{ de l'ejiat. M. Priolo luy ayant» teímoigné fa foubmisiion & fa re>» connoiffance , pria cette éminen-» ce de trouver bon qu’il ne prît» point cet argent que M. de Rohan ,» son maistre, n’en eût connoiffan-» ce , alléguant que les bienfaicts»> qu’il recevoit de ce duc , le met-» toient en estât de vivre fans