Politiques. i8r» qui l’avoxt jusques alors regardé» de bon œil. Si son cœur fut abbat-» tu, ce fut la seule douleur de la«mort de son maître qui en lut la« cause ; car il se voyoit riche, bien« allié, & ses affaires fans aucun« embarras r auffy voulut-il jouir de» la douceur du repos. II achetta une» belle terre aux portes de Genève,w où il mit douze mille efcus. II fit»bastir quelques pavillons qu’il or-«na de belles peintures; Mais il»supportoit cette tranquillité de vie»avec une impatience inconcevable.«M. le cardinal de Richelieu le res-» veilla du sommeil de cette oisiveté,.« luy écrivit fort honnestement, &«l’engageoit de se rendre près dew luy pour les affaires du roy , avec» parole d’oublier le passé. Ce ne» fut pas une petite affaire de le ré-» foudre à un voyage où le danger» estoit efvident. 11 considéroit M.» le cardinal comme un homme fans«'miséricorde; mais il sçavoit auffy«qu’il estoit plein de générosité.
« Cette derniere qualité le fit résou-