Politiques. 195
le plus glorieux, & le plus agréa-ble pour moi , est celuy d’aífif-ter à vos diettes-générales , puis-qu’elles réunissent en quelque forte
l’avons tracé dans le Tome Vil de Vìiifloìremilitaire des Suiffes , pag. 432-433 &• 540.Le comte du Luc étoit doué d’un esprit vif,pénétrant, Si d’une éloquence naturelle.Jamais ambassadeur ne représenta son maîtreavec plus de dignité. Sa conduite, guidéepar une rare prudence , sembloit se prêteraux événemens, fans se laisser déconcerterpar les revers , & en elle triomphoit avec le
tems.En arrivant à Soleure , il ne
se renferma pas dans les bornes de son mi-nistère auprès des cantons. 11 crut que sondevoir exigeoit qu’il ménageât des intelligen-ces au-delà du Rhin , Si il eut le bonheurd’être servi par des gens capables Sc fidèles....Jamais ambassade ne fut plus embarrassante ,Si jamais ministre ne fe conduisit avec plusde prudence. 11 fit tous ses efforts pour réu-nir les cantons ; Si ne pouvant les ramenerà une réconciliation parfaite,il en attacha unepartie à la France , tandis que les autres ,entraînés par des préjugés Si des craintes dé-raisonnables , fe lioient avec les ennemis d$la couronne.
Mémoires, î