P o 11 f i q ces; 197
oublier; & cjuel homme dans le tempsde vos peres auroit eu l’audace ,né leur sujet, de conduire lui-mes-me au travers de vos terres une (s)armée étrangère pour la faire passerdans le pays de vos plus anciensamis & de vos plus fidelles alliés ?auroient-ils souffert que leur terri-toire eût esté violé contre la foydes traités, & cet attentat seroit-ilsorti de la mémoire d’une nationqui jusqu’icy n’a pas esté moins ca-ractérisée par la bonne foy que parla valeur ? Et c’est cependant ce cjuenous avons vu ; L’entreprise desétrangers est demeurée impunie,l’audace du compatriote n’a pointesté réprimée , & vos alliés jusqu’àprésent n’ont receu aucune satisfac-tion. Soutfrés ce foible reprochedicté par la délicatesse d’une amitiéblessée , plustot que par le ressen-timent.
Je vous le répété , magnifiques
(j) Passage de M. le comte de Merci, parle canton de Bále, en 1709.