de Batailles. 185voulut tromper le chevalier d’As-feld en le menant dans un endroitoìi elle n’étoit point, asin de luidonner le moyen d’échapper. Aprèsavoir fait faire plusieurs appels àson tambour, auxquels ceux des en-nemis qui n’étoient pas à portée,n’avoient garde de répondre, il ditau chevalier d’Asfeld que commeon avoit différé trop long-tems à trai-ter avec leurs troupes , elles s'é-toient apparemment mises en marchepour gagner le royaume de Valence,& il lui demanda de lui permettrede les aller joindre.
Le chevalier d’Asfeld lui réponditqu’on ne fe moquoit pas impuné-ment d’une armée victorieuse. II fitgarder avec soin les deux officiersdes ennemis & le tambour, & ilmarcha dans la gorge qui est ou-verte par où l’armée des alliés étoitvenue à nous , afin d’imposer à l’in-fanterie des ennemis qui étoit dansles montagnes, & lui faire croirequ’elle ne pouvoit se retirer.
Le chevalier d’Asfeld ayant en-voyé plusieurs petits détachemens