. T 'La Tactique discutée. z
■^Utrìchiens en sentent même si fort la foi-e ^ e , qu’ils ont attaché à chaque bataillon11 nombre de chevaux-de-frise suffisantP°Ur couvrir son front. Les poutrellespivent être portées par des mulets, & lesP^Ucts servir, aux soldats, de bâtons poureUl 's tentes {d). Voila qui sera fort bonc Ontre la cavalerie, mais qui seroit très-inu-)J e contre l’infanterie, à moins qu’elle neMoulût consentir â se passer par les armes :^ c est ce qui arrivera indubitablement, &fl Ue nos ennemis prévoient très-bien. Oh!fl Uan t à ce jeu-ci, je fuis garant qu’ils n’yPerdront pas ; & je leur réponds de toutesJes parties, jusqu’à ce que nous soyons biencorrigés.
Je pense qu’il est assez superflu de citerencore les anciens. « Ils avoient, dit-on,
(a) Je tiens ceci d’un officier général au service de lareine d’Hongrie : il est vraisemblable que son infanterieemploiera sur-tout ce moyen contre les Turcs. Les Russesn- se hasardent point contr’cux, sans être de même biencouverts de chevaux-de-frise. Cela ne prouve pas queles Turcs feroient bien de prendre les mêmes méthodes.’S’iîs s’en avisoient, on les regarderait comme des fouxqui se lient les mains : il s on t rebouché souvent, dit-on ,dans leurs attaques , & n’ont pu résister au feu terrible dela mousqueterie & du canon ; mais c’est qu’ils y mettentplus d’ìmpétuosité que d’ordre & d’intelligence. Qu’onleur donne nos armes, notre discipline , avec de bonsgénéraux, & l’on verra bientôt si une ligne à trois de hait-teur > couverte de chevaux-de-frise , est la tactique par,
excellence.
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