La Tactique 'discutes Y
uonr la discipline & une bonne disposition^ssent secondé la fureur des Ecossois, ilssoient victorieux : mais n’ayant pu faire* e te par-tout en même rems k l’infanterie^ Ua cavalerie, qui les enveloppa, il fal-Ut succomber {a).
On juge bien qu'k front égal une ligne“ e trois ou quatre rangs n’a pas beau jeu
(“0 fa haute Ecoíïe est divisée par tribus, qui se re-gardent chacune comme une même famille. Tous ceux de*? même tribu portent le même surnom, comme la tribude Grant, de Magdonel, de Cambel. C’est ce qui fait ju-J? er que ce peuple est Aborigène., & que les noms des tri-bus sont ceux des chefs de familles qui ont peuplé le can-Ils parlent encore leur ancienne langue qui est laCeltique ; ils l’ont conservée comme leurs usages , parcsqu’ils n’ont point souffert de mélange, ni éprouvé lesmêmesrévolutions que lesGaules &la Grande-Bretagnc.f s ont encore des ouvrages de leurs anciens poètes : j’env u un dont fauteur fe nommoit Offian, qui vivoit dans, e second siecle de notre ere ; il y a peu d’années qu’il atraduit en Angleis & imprime à Londres. Chaque tri-bu Marche à la guerre fous son enseigne, & se conduit auson d’un instrument qui est une sorte de musette, dont leson très-aigu se fait entendre de bien loin. Us ont des airsP°, ur to us les mouvemens : celui de la charge est vif, ani-ine sort propre à enflammer le courage- La France aeu dans la derniere guerre deux régimens de ces Monta-gnards , qu on a réformés très-mal à propos à la paix. Onne pourroit mieux faire q Ue de conserver un asyle pourceux de cette nation, qui, par mécontentement, ou pourcause de religion, font disposés k sortir de leur pays. L’E-Çossoîs est brave, fidele, & se souvient encore qu.il a tou-jours été ami des François. Nos rois, depuis Charles VII,en ont tiré de très-grands services, sons compter lesj Vanta ges que leur a procurés dans tous les tems l’alliance
des rois d’Ecoffe.