16 La Tactique discutée,
k calculer la vitesse des mouvemens du soí-dat, afin de trouver le plus grand nombrede coups qu’il pourra tirer dans une mi-nute. Quant à moi, loin d’attacber à ceciaucune importance, j’y trouve au contrairedu danger & de l’inconvénient. J’aimemieux que le soldat emploie quelques se-condes de plus à charger & ajuster, que detirer des coups incertains.
J’emploierai très-aisément Je feu de mesquatre rangs contre la cavalerie, fans mettregenou en terre : le premier présentera labaïonnette; le second tirera sur les chevaux& fraisera tout de suite avec le premier ; Jetroisième tirera sur les cavaliers. Le feu dupremier & du quatrième fera réservé pourune seconde décharge. De tous ceux quiont écrit, les uns ont assuré que le chevalse précipitoit sur le fer & rebouchoit contrele feu; les autres, que le feu ne faisant quel’animer, il se jettoit en avant » au lieu quela vue du fer l’effrayoit. Cette contrariétévient de ce qu’ils ont conclu d’après ce qu’ilsont ouï dire, ou que le hasard leur a saitvoir. Le cheval, un jour d’aétion, est dansun état violent. L’explosion de la poudre»le sifflement des boulets & des balles l'ef-fraient ; le bruit, les cris, le son des instru-mens l’étourdissent & 1’animent. Pressé &contenu dans son rang, il est. forcé d’aller