s/r Nouvelle Théorieies pour l 5 Artillerie , ce n'a été qu’afiïlque l’on se mît en état de faire par prin-cipe , ce que l’on ne íaisoit autrefoisqu’à tâtons : mais supposant qu’il y aitde la difficulté à mesurer le coup d’é-preuve, lorsque les mortiers font en bat-terie , quelle nécessité y a-t-il d’attendrequ’on èn soit là ? Ne se trouve-t-il pasassez d’endroits commodes aux environsd’une place assiégée, pour faire ces sor-tes d’épreuves avec toute Tattentionqu’elles demandent ? Et dès qu’on sçau-xa la portée de chaque mortier à 15degrés, pour deux ou trois charges dif-férentes ; en voilà assez pour tirer à tou-tes les distances que I on voudra. Onpeut même faire ces épreuves dans lesplaçes d’où l’on aura tiré les mortiers ?& avoir un état de la portée de cha-cun selon leurs calibres ôc leurs cham-bres , pour une demi-livre de poudre,une liyre, une livre & demie, deux li-vres , &c. & s'en servir pour trouverdans l’occafìon, la colonne où il faudra ;prendre le degré d’élévation que l'on jvoudra donner au mortier. !
Les choses qui font de pure théorie,étant sujettes à être contredites par laplupart de ceux qui ne s’attachent qu’àïa pratique , j'ai cru que le témoignage