sur la Retraite des Dix-mille, ïTun grand cercle de montagnes d’unemer à l’autre, & remplie de toutes sor-tes de fruits & de grains, avec une in-finité de ruisseaux qui la rendent très-agréable,
Après avoir fait vingt-cinq lieuesà - travers cette campagne, en l’efpacede quatre jours, on arriva à Tarse,capitale de la Cilicie, au milieu de la-quelle*passe le Cidnus, qui peut avoirdeux cens pies de large. On n’y trouvaque des hôteliers, le reste des.habitanss’étant retiré avec le roi dans un fortfur les montagnes ; mais la reine y étaitarrivée cinq jours auparavant. La villefut saccagée avec le palais, par les sol-dats de Menon ; pour avoir perdu centde leurs compagnons au passage desmontagnes, soit qu’ils se fussent éga-rés , ou que s’amusant au pillage ilseussent été taillés en pieces par ceuxdu pays. Sitôt que Cyrus fut arrivé, ilmanda Siennefis, qui fit réponse, qu’iln’avait pas accoutumé de se trouver enlieu oìi il n’était pas le plus fort ; toute-fois , par l’entremise d’Epiaxé, qui l’as-sura de la foi du prince, il le vint trou-yer ; après quoi s’étant entretenus quel-