sur la Retraite des Dix-mîlle. 57Vaifleaux à Cyrus, comme s’il n’enavait pas besoin luy-même pour son en-treprise , ou attendre quelque faveurd’un prince dont on traversait les des-seins. « Car si nous lui voulons, dit-il,» demander un conducteur , qui ernpâ-» che aussi que nous ne le prions de» nous envoyer garder les passages ?» pour moi je craindrais de le suivre,» de peur qu’il ne m’égarât, ou d’en-» trer dans ses vaisseaux, de crainte» qu’il ne me fìt submerger? Si je vou-» lais donc partir malgré lui, je vou-» drais qu’il n’en sçût rien, ce qui est«impossible; & partant, je soutiens» que tout ce que nous faisons est inu-» tile, & qu’il vaut mieux lui dépêcher» quelques personnes capables avec» Cléarque, pour savoir ce qu’il veut« faire de nous. Car fi c’est quelque ex-« pédition semblable à la précédente ,» il ne faut pas témoigner moins de» courage que les autres ; & si elle est» plus grande, il le faut prier de nous» permettre de nous retirer, si nousn’y»> voulons aller volontairement. Ainsi,» ou nous le suivrons de bon cœur, &« il nous en aura de l’obligation, ou» nous nous retirerons avec ses bonnes
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