sur la Retraite ies Dìx-mìlle. 6 ;
Un plus grand poids que nc peut portertin leul bateau •, & c'est par cette raisonque, lorsqu’on a fait la guerre en Flan-dres , cn Allemagne ou en Italie, on a vud’abord les généraux se rendre maîtres duRhin, du Danube, du Pô, ou de quel»qu autre rivicre considérable.
Pendant la marche de l’armce, Cyrus Cytus sese pourvut de vivres. Il cn prit à Coríotc P? utvo,t ^pour treize jours,parce qu u avait a tra-verser un désert de quatre-vingt-dixlieues d étendue. Mais étant arrivé à Py-les, il manqua de pain & ne fit vivre ícssoldats que de viande. Cette derniere sub-sistance est une ressource assurée dans lespays où l’on ne peut pas trouver assez degrains : telle province ne saurait contri-buer en farine, qui fournira facilementdu bétail. Ce st donc une très-bonne pré-caution à un général, de défendre fous lespeines les plus sévères, aux habitans dupays où il fait la guerre, d’cn faire sortircelui qui s’y trouve. César voyant sonarmée resserrée par les débordements desrivières de Cinga & de Segre en Espagne ,ne pouvant tirer du blé des villes attachéesà son parti, il les fit contribuer en bœufs,en moutons, &c. & elle fut toujours ali-mentée. C’était fans doute cette difficultéde subsister dans la Mésopotamie,qui avait