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point trop emporter dans la course, ds
peur de rompre les rangs,
Cependant les chariots dépourvusde conducteurs , couraient çà & là,tantôt vers leurs gens, tantôt vers lesnôtres, qui faisaient halte lorsqu’ils leSvoyaient venir ; & il y eut un soldatqui s’étant arrêté pour les contempler,comme on fait dans les spectacles, enfut choqué fans être blessé pourtant, niaucun autre, quoiqu’on dise qu’à Faîlegauche il y en eut de percés de coupsde fléché. Cyrus voyant les Grecs vic-torieux ne se laissa pas transporter àl’aise de la victoire, quoique déjà saluéroi par ceux qui étaient autour de lui ;mais tenant íe$ six cens chevaux ra-massés près de fa personne, il épiait lacontenance de son frere, qui etait aumilieu de la bataille, selon la coutumedes rois de Perse, soit pour y être plusen fureté, pu pour mieux donner lesordres par - tout, car les autres chefsçn font autant;, chacun à la tête de sonbataillon.
Cependant, le roi qui ne vit pointd’ennemis devant lui, tourna pourpous envelopper ; ce que Cyrus ayant