144 . Commentairesíès amis dans leur besoin, ne mérite p!'* 5d’en rencontrer dans (es malheurs. Aimezdonc vos amis,mais jusqu’à la confidenceexclusivement; on devient toujours efcla'vc d’un homme qui p o (le de notre secret.
Observez encore de ne jamais faireaucune avance pour vous lier ; s’oublicrfur ce point, c’est ôter aux autres l’enviede nous voir, qui ne vient qu’en se rendantdifficile. II faut connaître les hommesavant de les aimer,dit un ancien moraliste.Mais comment les connaître... î Cela estdifficile vis-à-vis des hommes faits, 8cpoint du tout vis-à-vis des jeunes gens,ils se masquent si peu qu'on peut les voird’abord tels qu’ils font. Examiner pourlors leur conduite, 8c savoir ce que l’onpense d eux dans le monde, voilà ce quiapprend à les distinguer. Une fois con-nus, il faut éviter avec foin ceux dont lesmœurs font corrompues, parce que lesamis fans mœurs, n’inspirent jamais lavertu.
Cyrus trouva toujours des amis ; maispourquoi î C’est non-feulement parcequ’il (avait l’être; mais, ajoute Xéno-phon, parce qu’il était sincere & vrai.Sincere 8e vrai ! O Dieu ! puisque les hom-mes ne font touchés que des choies rares,pourquoi le font-ils si peu de celles- là ì
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