Cytus étaiefige & mode-ste.
146 Cofnmtntairts
Je reviens à Cy rus : ce prince, dit Xc-nophon , pouvait être cité comme unexemple de sagesse; mais comment ac-corder cette íàgesse avec ce que PlutarqueSc Xénophon disent ailleurs, qu’il avaitune maîtreííè nommée Aspaíie (e), qui le
suivait par-tout.Cette contrariété ne
doit point nous surprendre. Un usage quiíèperd dans la plus haute antiquité, étaitalors, comme aujourd’hui, de mener lesfemmes, les maîtrelles & les sérails à hfuite des princes d’Alìe, l’exemple des con-cubines de Darius prises à Islus le prouvece que taisait alorsCyrus n’ctait donc pointun crime. Cet usage à la vérité n’apas piischez nous ,parce que l’on a compris quedes femmes à f armée causaient trop d’em-barras ,qu’clies éloignaient les hommes deleur devoir, & qu’après avoir corrompule coeur de tous les soldats, il ne leur enrestait plus pour combattre. On le dé-fendit avec la plus grande rigueur, & onfit bien. Mais qu’arriva-t-il ? Beaucoupd’officiers se firent suivre par des filles
(«) 11 ne faut pas confondre cette Aspasie avec celle(de Milec, qui se tendit célébré par son esprit, par s*beauté, par son éloquence, & par sa politique, queSocrate même consultait, & qui dirigea long - tcms lesítSaites de la république d’Athènes : quant á la maî-freiîe de Cyrus, on peut voir ses aventures dans 1».vie d’Aruxerxis, dom elle devint audì la concubine»