sur la Retraite des Dlx-mîllc. 2 } T
Dans les dangers, les soldats ne vou-laient point d’aittre chef, &£ disaientHue sa mine leur paraissait douce alors,dí n’était 6ere qu’aux ennemis. Maislorsque le péril était passé, 8t qu’ilsPouvaient servir sous un autre , plu-sieurs le quittaient, car 71 n’avait pasles parties qu’il faut pour se faire ai-">er; il était toujours rude &C farouche,de forte que les soldats vivaient aveclui comme les écoliers avec leur maî-fte. Aussi ne l’ont-ils jamais suivi parinclination, mais par ordre de leurrépublique, ou par quelque autre né-cessité. 11s ne laissaient pas de se mon-trer fort obéissans, & depuis qu’ilscurent appris à vaincre fous fa con-duite , ils devinrent de grand íervice ,car ils étaient hardis dans les dangers,& hors de - là vivaient dans l’ordre Scla retenue, parce qu’ils appréhendaientle châtiment.
Voilà comme il était pour ce qui re-garde le commandement; mais on l’ac-cuí'ait de n’être pas si propre à l’obéif-sance : il avoit environ cinquante ansquand il mourut.
Proxene était de la Béotie, dès