sur U Retraite dts Dix-mìlle.' r8sles avis ci u jeune Athénien avec une re-connaillànce inexprimable. Par combiende motifs ne les pressa -1 i! point? Sc avecquelle adresse ne les força-t-il pas de pen-lèr comme lui? D’abord il les fait assem-bler à la vue de toute l’armee, «Scieurfait observer que les soldats même vontetre témoins de leur timidité ou de leur
c °tirage : cette tournure me plaît allez.
Ensuite il leur propose d élire des chefsPour éviter k confusion qui naît dit dé-faut d’obérffance ; il leur met devant lesyeux tout ce qu’ils doivent craindre dela perfidie des Barbares; il leur peint avecdes couleurs si vives les viéìoires de leursancêtres contre ces mêmes Perses : il faitsi bien leur faire penser qu’ils n’ont pasdégénéré , Sc leur représente enfin avectant de feu les avantages d’une résolutionhardie, qu’il fait palier dans leur arpe toutle courage dont il est animé.
Ce projet de Xénophon est peut-êtrecelui qui prête le plus grand éclat à fagloire. Y a t il rien, en effet, de plussurprenant que de voir un jeune officier ?fans grade, ni caractère reconnu, s’avi-fer de donner des leçons à ses maîtres, Scavoir à trente ans cet ascendant de géniequi entraîne tous les eíprits ? Avouons-le; pendant l’expédition deCyrijs on ne