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Tome premier.
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ptc d’ailleurs un esprit d’indisciplíne quts’est glillc par-tour. Ont elles été à laguerre, on les a vu faire des ravages af-freux j au-lieu que les troupes réglées nefont jamais guere plus de dégât que leurbesoin ne l’exige. Qu’est il résulté de cettedifférence? Qu’un pays a été plus dévastepar le seul passage de celles-là, que par leplus long séjour de celles-ci. Alors un gé-néral est-il entré dans un pays neuf, il n’aplus trouvé ni paille, ni foin , ni herbes,ni grains, ni viande j Ion armée n’a p uavancer, ni vivre comme autrefois auxdépens du pays; il a fallu par-tout desmagasins immenses, & par-tout l’on s’esttrouvé arrêté... : l’exemple de la guerrede 1760 en est une preuve.

Je ne fuis pas le seul qui ait apperçu ledanger de ce grand nombre de troupeslégeres tlans les armées. Dans les pre-miers siécles de Rome, c’est-à-dire, dans Jerems de leurs plus brillantes victoires,les légionnaires qui couraient ainsi au pil-lage étaient punis-de mort. Mais lorsquele relâchement commença à s’introdui-re , lorsque les soldats furent mêlés avecdes Barbares qui étant auxiliaires dansleurs armées , ne faisaient la guerre qu’enpartisans, on vit ces mêmes légionnai-res ravager jusques aux propres tares